Après avoir remporté un Bocuse de Bronze puis un Bocuse d’Argent, Rasmus Koefoed monte sur la première marche du 13è podium devant le Ministre de l’Agriculture du Danemark, son Excellence l’Ambassadrice en poste en France et le Consul général en poste à Lyon.
Rasmus Kofoed (36 ans) est le chef -propriétaire d’un restaurant à Copenhague. Le Géranium possède un macaron Michelin.
Inutile de dire que ce tir groupé des pays nord Européens n’est plus une surprise, tant il est vrai qu’ils sont de plus en plus attirés par une grande gastronomie, basée sur des produits à n’en pas douter de qualité et issus de la nature, ajoute le vainqueur !
Quant à Jérôme Jaeglé il accède à la plus mauvaise place, à savoir la quatrième, celle qui donne tous les regrets à seulement 45 points de la Norvège.
Le menu du Bocuse d’Or du Danemark:
Poisson:
La lotte, foin brûlé, Thyme au citron et légumes croustillants
Garniture:
Langoustine en gelée, œufs de caille, citron et raifort
Tourteau à l’aneth et caviar écologique
Sauce:
Sauce au coquillages, champignons et verveine
Assiette de poisson du Danemark © Sirha-Le Fotographe
Plat de poisson du Danemark © Sirha-Le Fotographe
Rôti d’agneau, gressillons soufflés, Thyme au citron et airelles
Epaule d’agneau, petits oignons et gelée de jus de champignons
Garniture:
Pommes de terre et ris d’agneau, citron, poireaux et raifort
Betterave rouge biodynamique, vinaigre de pomme vieux
Consommé d’agneau fumé, herbes aromatiques
Parfum du Thyme au citron
Sauce:
Ecume de fromage au foin
Jus tranché au beurre noisette, pommes et fleurs de poireaux confites
Assiette de viande du Danemark © Sirha-Le Fotographe
Plat de viande du Danemark © Sirha-Le Fotographe
Japon
Prix du meilleur poster:
Espagne
Prix de la meilleure promotion:
Guatémala
Prix spécial de la viande:
France
Prix spécial du poisson:
Suisse
Vingt quatre pays en lice avec vingt quatre cuisiniers se sont donc affrontées dans cette arène du nouveau Hall Paul Bocuse, inauguré ce matin même. Une inauguration très symbolique qui a vu nombre de cuisiniers mettre l’empreinte de leur main dans du ciment, histoire de rappeler que la cuisine est un métier artisanal. Frappées au coin du bon sens, ces marques personnelles et indélébiles rappellent à qui ne l’aurait pas compris que la main du cuisinier est son principal outil avec sa tête.
Devant plus de 2 000 personnes dans une ambiance festive frôlant l’hystérie, les candidats ont été confrontés pendant une dizaine d’heures à ces jeux du cirque à grand renfort de vuvuzela, animés en direct par Vincent Ferniot. A n’en pas douter rester concentrés et de marbre dans de tels circonstances n’était pas une mince affaire pour les 24 compétiteurs en quête du graal, à savoir le titre tant convoité de Bocuse d’Or. Un sésame qui forge une vie et une carrière. En plus du chèque attribué, l’enjeu est donc de taille et vaut bien des sacrifices.
Michel Godet
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